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La sirène de Salernes (1)

par Nadine 28 Février 2008, 23:00 Contes - Légendes

 





Sur la légende de la sirène de Salernes, nul chercheur n'a encore livré le fruit de ses travaux. De ce que fut l'histoire vraie de cette sirène, on ne connaît pas grand chose. En revanche, on sait qu'aucune légende ne peut prendre corps si elle n'est pas issue d'un fait réel ou d'une idée partagée par le plus grand nombre à une époque donnée. De quoi est née "l'affaire Ermentrude" ? (ainsi s'appelait la sirène). Qu'enseigne-t-elle à travers la légende venue du fond des siècles ? C'est encore un mystère à décypter. Pourtant, un historien nous met sur la voie. Et que n'est pas n'importe qui ! Rien moins qu'Hérodote en personne. Il rapporte que le peuple des Scythes se donnait pour mère originelle non pas Eve mais une femme... qui se terminait en queue de poisson.
Une sirène.
Or les Romains avaient sédantarisé sur le futur territoire de Salernes un tribu de ces nomades venus des confins de l'Europe nord-orientale et de l'Asie.
Quelques siècles plus tard, l'épouse du chef de cette colonie "salernoise" donna effectivement le jour à une petite fille adorable qui, toutefois finissait en queue de poisson, comme la mère lointaine de tous les Scythes. Diable ! Comment délivrer de cet héritage encombrant la malheureuse petite Ermentrude ? Fort heureusement se trouvait dans la parentèle une bonne fée capable, au moins, de limiter les dégâts. Après de rudes négociations avec les représentants du surnaturel, elle put obtenir que l'enfant ne soit sirène qu'une fois par semaine, le lundi. Durant les six autes jours, elle marcha bientôt sur deux jambes. Le secret ne sortit jamais de la famille et Ermentrude ne sortit plus jamais le lundi.
Ainsi, les populations d'alentour purent s'émerveiller de la voir sans cesse grandir en beauté, en grâce, en sagesse. A seize ans, elle était éclatante. Ce qui devait arriver arriva. Des foules de prétendants, tous plus nobles les uns que les autres, se présentèrent. Parmi eux, le jeune comte Arnulphe de Sallis-Terre, tomba follement amoureux d'Ermentrude. Et réciproquement. 
Tout de suite, on parla mariage. Hélas, pour que cette union soit heureuse sept jours sur sept, il y avait un os, ou plutôt, une arête. La jeune belle préféra cacher à son futur époux que sa conformation du lundi lui interdisait une fois par semaine de satisfaire au devoir conjugal. Elle affecta donc un caprice de jolie femme pour imposer des conditions draconiennes. 

La suite à demain...



 

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