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La vie est un cadeau, la vie est un présent

par Nadine de Trans en Provence 30 Janvier 2009, 19:56 Divers



C'est une belle histoire qui donne à réfléchir...

 

Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit, pendant une heure chaque après-midi, afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons, son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. 
L'autre devait passer ses
journées, couché sur le dos.
 
Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures.
Ils parlaient de leurs épouses, de leur famille, décrivaient leurs maisons, leur travail, leur service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances. 
Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait son temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors.
 
L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les
couleurs du monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac, les
canards et les cygnes jouaient sur l'eau, tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits.
 
Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel, de grands arbres décoraient le paysage et on pouvait percevoir, au loin, la ville se dessiner.
  
Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène.
 
Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par-là. Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante..
 
Les jours et les semaines passèrent. Un matin, à l'heure de la toilette, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre,
mort paisiblement dans son sommeil. 
Attristée, elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps.
 Dès qu'il sentit que le moment était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre.
L'infirmière,
heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis elle le laissa seul.
 Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors....
Enfin, il aurait la joie de voir, par lui-même, ce que son ami lui
avait décrit. 
Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.
 
Or, tout ce qu'il vit, ce fut un mur ! 
L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre
décédé lui avait dépeint une toute autre réalité.
 
L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même
pas voir le mur.
"Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager"
commenta-t-elle.
 

Épilogue :
 

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres personnes heureuses, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n'avez qu'à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l'argent ne peut acheter.
 
Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle présent.


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