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Le costume féminin provençal

par Nadine de Trans en Provence 8 Février 2009, 23:00 Costume provençal



Le costume provençal s'est fixé chez la femme à l'époque Louis XV, qui marque  un grand essor de la vie rurale en Provence. Il n'est resté vivant qu'au XIXe siècle, avec des modifications qui ont été apportées, simplement dans quelques cas particuliers comme à Arles et ses environs. Mais, en fait, les modes de la capitale l'ont peu à peu uniformisé ou l'ont fait évoluer en ce sens.


Avant la période révolutionnaire, la caractéristique essentielle de la coiffure féminine était de cacher les cheveux sous une coiffe par une pièce d'étoffe qui encadrait étroitement le visage et se nouait sous le menton. C'est en fait la Révolution qui amènera le dégagement des cheveux et la mise à nu de la tête. Pour la bourgeoise comme pour la femme du peuple d'ailleurs, la coiffe peut être à canons avec un ou plusieurs rangs de dentelles à petite plis tuyautés, de forme et d'ampleur variables. La tête est recouverte parfois selon les circonstances, d'un chapeau à la berigoulo, en forme de champignon.


Pour le petite peuple, le simple bonnet de mousseline est surmonté l'été d'un chapeau de paille tressée, et en feutre noir l'hiver. En fonction de la localisation géographique, les formes sont variables : il y a la coiffe à la grecque des Comtadines (habitantes du Comtat Venaissin), le bonnet phrygien à crête de coq, appelé couqueto, de la petite bourgeoise marseillaise ou la frégate sous Charles X, imitant la mode de Paris, simples pour les femmes du peuple, qu'elles soient de Marseille, de Toulon ou des villages de l'intérieur de la Provence.


L'hiver, la femme revêt une jupe de dessus très ample, tombant à mi-mollets appelée coutilhon, en demi-drap ou drap brun, et l'été une jupe en indienne ouatée et piquée. Par-dessous, elles porte un ou plusieurs jupons blancs en coton ouaté et piqué, et par-dessus, un tablier tantôt sombre, ou bien en indienne fleurie. Sa camiso, une chemise de toile blanche assez grossière descendant jusqu'aux mollets, est ouverte, bordée d'une collerette de mousseline et recouverte en partie par un corset ou un corselet, ou bien encore par un corsage court, le caraco, en indienne, avec par-dessus, un fichu croisé en indienne également, en mousseline, en laine, brodé ou imprimé selon les circonstances et la fortune de sa propriétaire. Elle met des bas de coton ou de filoselle, unis ou bien rayés et chausse des souliers plats ou des pantoufles. L'ensemble est en général assez gai et de couleurs vives.
Il y a là aussi, des variantes en fonction de l'âge, du statut social et des traditions locales de l'endroit où elle habite.

Source : D'après l'Alamanch de la Provence - Pierre Echinard - Pays et Terres de France.


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