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Parlez-moi d'amour en Provence

par Nadine de Trans en Provence 28 Juillet 2009, 22:00 Coutumes - Folklore - Traditions



Voici quelques traditions provençales que j'ai regroupées dans cet article car elles ont toutes le même thème : l'amour...


Le premier dimanche de mai était appelé le "dimanche du romarin". Ce jour-là, les amoureux déclaraient leur flamme en offrant une bouquet à leur belle. Le romarin était signe d'amour partagé, le thym et le basilic déclaraient un amour violent, le pampre de la vigne, l'amour qui s'enlace, la feuille de saule, l'amour timide, la feuille de frêne, le désir violent. On disait : Au roumanis, l'amour es au nis (Au romarin, l'amour est au nid).


A Moustiers (Alpes-de-Haute-Provence, anciennement Basses-Alpes) naguère, quand un garçon aimait une jeune fille, il le lui disait et en informait ses parents, en venant avec ses amis un soir, sous les fenêtres de l'élue de son coeur, chanter et planter un mai, longue tige surmontée d'une bouquet de basilic. Le bouquet sur sa perche devait arriver à la hauteur de la fenêtre de la demoiselle. Si ses parents acceptaient le soupirant, la jeune fille enlevait le plant de basilic, le plaçait dans un pot et le mettait sur sa fenêtre.


En Provence, autrefois on ne se mariait pas au mois de mai, car c'était le mois consacré à la Vierge Marie. D'où un dicton :
Mariage dou mes de mai, flouris tard o jamais.
Mariage du mois de mai, fleurit tard ou jamais.
Mais on évitait aussi de se marier pendant la Carême ou la période de l'Avent.


Autrefois, toutes les filles et les femmes filaient la laine et le chanvre en hiver et participaient aux travaux des champs en été. On donnait donc à la mariée en cadeau de mariage à la fin du repas de noces, une quenouille si le mariage avait lieu en automne ou en hiver, et une faucille s'il se déroulait au printemps ou en été. La remise de cet objet se faisait parfois au moment où la mariée quittait la maison paternelle pour aller vivre au domicile de son mari.


Autrefois, lorsqu'une jeune fille et un jeune homme couchaient ensemble avant le mariage, on disait : "An fa Pasco avans Raméu". Ils ont fait Pâques avant les Rameaux. Les parents de la jeune fille allaient alors trouver les parents du garçon pour demander réparation. Lorsque l'accord était conclu et les fiançailles organisées, l'honneur était sauf.  Parfois, un niston (un bébé, un enfant) était en route, un inoucènt es pèr camin, un innocent est en chemin, ce qui hâtait la célébration du mariage.


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