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La Maison de bourreau à Draguignan est à vendre, notre patrimoine fout le camp !

par Nadine de Trans en Provence 14 Février 2011, 23:00 Architecture - Patrimoine

 

Bonjour,

Il y a des choses qui me font bondir ! Je viens d'apprendre par un ami qu'un bâtiment ancien du patrimoine dracénois a été mis en vente par la municipalité. Pour moi, c'est un vrai scandale ! France, ton patrimoine fout le camp !

 

Maison du bourreau

 

Il existe à Draguignan, tout à côté de la Tour de l'Horloge dont je vous ai déjà parlé, une maison appelée la Maison du bourreau.

Cette  maison a abrité le bourreau et sa famille au temps où la guillotine était en activité pour couper la tête des criminels. C’est dans le jardin de ladite maison qu’avaient lieu les exécutions… Lorsque les exécutions furent centralisées à Paris, l’appartement de fonction devint obsolète. La maison fut vendue à un particulier, puis d’autres particuliers se succédèrent… En 1981, Monsieur Edouard Soldani, maire de l’époque racheta cette maison. "L’idée était de lui redonner son aspect d’origine, tel que l’avait imaginé l’architecte Esprit Lautain, à qui l’on doit d’ailleurs la préfecture, et d’en faire un lieu indissociable de la tour de l’Horloge" explique l'historien local le docteur Pierre-Jean Gayrard. La restauration attend encore… La maison du bourreau est donc depuis propriété de la ville. Or, vous savez que les poches de tout un chacun sont vides, celles des communes aussi et celles de l’Etat, n’en parlons pas ! La municipalité actuelle de Draguignan a donc décidé de mettre en vente la Maison du bourreau pour 160 000 euros.
Comme toujours dans ces cas-là, la riposte ne s’est pas faite attendre. Il faut sauver la maison du bourreau et la transformer en musée. Tel est l’objectif de Pierre-Jean Gayrard, féru d’histoire et pilier de la Société d’Etudes de Draguignan.

"Savez-vous justement que l’on a construit cette maison du bourreau vers la fin du XVIIe siècle, pour installer et servir d’abri à la guillotine, qui fonctionnait jusque-là devant la tour de l’Horloge, à l’époque où Draguignan était préfecture et une place importante de la justice ? Ce sont plus de cent têtes qui ont été coupées". Brrr ! Cela a de quoi faire froid dans le dos. Si plusieurs bourreaux ont habité là et officié pendant des années, c’est le nom du dernier en exercice que l’histoire retient. Il s’appelait Jean-François Heidenreich. Il a fini sa carrière à Paris, suite à une décision du ministère de la justice décrétant en 1851 qu’il n’y aurait plus d’exécuteurs départementaux.

Pierre-Jean Gayrard va lancer une souscription, afin que cette demeure soit rachetée par “l’Association française pour l’histoire de la justice” dont Robert Badinter est membre d’honneur.
Source : D'après un article paru dans le Var-Matin du 13 février 2011

et d'après les articles de mon amie Rosette d'Ampus :

http://villageampus83.blog.lemonde.fr/2011/02/

Si vous voulez vous exprimer sur cette affaire c'est par ici :

http://www.varmatin.com/forum/votre-avis-sur-la-vente-de-la-maison-du-bourreau

 

 

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